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LE BIEN ETRE AU QUOTIDIEN

Constellation

 

Dessin des constellations de l'hémisphère sud, 1661

La Grande Ourse

Une constellation est un ensemble d'étoiles dont les projections sur la voûte céleste sont suffisamment proches pour qu'une civilisation les relie par des lignes imaginaires, traçant ainsi une figure sur la voûte céleste. Une constellation est donc un astérisme particulier. Dans l'espace tridimensionnel, les étoiles d'une constellation sont ordinairement très dispersées, mais elles paraissent être regroupées dans le ciel nocturne.

Actuellement, l'Union astronomique internationale (UAI) divise le ciel en 88 constellations avec des frontières précises, pour que tout point du ciel appartienne à une constellation. Celles-ci sont substantiellement basées sur la tradition hellénique et pré-hellénique, transmise à travers l'ère médiévale.

Différentes cultures ont reconnu des constellations différentes, bien que quelques-uns des regroupements les plus évidents aient tendance à réapparaître fréquemment, quoique sous des appellations différentes, comme par exemple Orion, la Grande Ourse et le Scorpion, à cause de leur brillance. Sauf mention contraire, le terme de constellation se réfère aux 88 constellations modernes.

Les constellations occidentales sont regroupées en deux parties, divisant le ciel en suivant plus ou moins les deux hémisphères terrestres, le ciel austral pour le sud et le ciel boréal pour le nord. Les constellations boréales sont les plus anciennes et correspondent au pan de ciel visible depuis les régions de la Méditerranée par les astronomes de l'Antiquité. Les constellations australes n'ont pas été nommées par les astronomes occidentaux avant au moins le XVe siècle. Elles servaient aussi, autrefois, de repères pour les marins partis en mer.

Constellations occidentales

 

Constellations antiques

Par un manque évident de documents historiques, il est impossible de connaître l'origine précise des plus anciennes constellations occidentales. Il semble que le Lion, le Taureau et le Scorpion existaient déjà (pas forcément sous ces noms) en Mésopotamie vers 4000 av. J.-C.

Aujourd'hui, un total de 88 constellations a été adopté par l'Union astronomique internationale (UAI). Près de la moitié proviennent des astronomes grecs. Homère mentionnait Orion dans l'Odyssée dès le IXe siècle av. J.-C. Le Zodiaque apparaît vers le Ve siècle av. J.-C., divisé en 12 constellations. Aratos de Soles fixa l'essentiel des noms de constellation repris par Ptolémée au Ier siècle .

La compilation exhaustive de constellations la plus ancienne que l'on connaisse remonte à Ptolémée, au IIe siècle, et son Almageste où il groupa 1 022 étoiles en 48 constellations. Cette œuvre sera la base de travail des astronomes occidentaux jusqu'à la fin du Moyen Âge. Elle ne comprend cependant que des étoiles visibles d'Alexandrie où Ptolémée faisait ses observations.

Le Zodiaque

Les constellations du Zodiaque, bande de ciel contenant le tracé des orbites du Soleil et des planètes, sont généralement les plus anciennes, ayant une importance évidente pour le repérage et l'observation des mouvements de la Lune, que ce soit en astrologie ou en astronomie (ces deux disciplines étaient alors largement confondues). C'est également dans le zodiaque que l'on trouve les vingt huit stations lunaires traditionnelles, astérismes qui servaient de calendrier à ciel ouvert pour suivre les mouvements de la Lune.

Les constellations présentes dans le zodiaque sont : le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion, la Vierge, la Balance, le Scorpion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau et les Poissons, qui achèvent le cycle.

Astronomiquement parlant, on peut remarquer que le Ophiuchus fait partie intégrante du Zodiaque, puisque le Soleil traverse ses limites actuelles définies par l'UAI du 30 novembre au 17 décembre. Les anciens ne l'ont toutefois pas relevé pour des conditions purement esthétiques ou astrologiques : seul le sud de la constellation est traversée par le Soleil et les étoiles brillantes du Scorpion en sont proches. Les constellations dites du zodiaque sont donc uniquement celles de la liste très connue de douze constellations. Dès l'origine, les constellations ne se sont donc pas confondues avec les signes du zodiaque.

Constellations de Ptolémée

Dessin de la constellation de Céphée dans un manuscrit des poèmes d'Aratos du IXe siècle

En plus des douze constellations du Zodiaque, Ptolémée a fait l'inventaire de 36 autres figures :

  • Andromède (la princesse) ;

  • l'Aigle ;

  • l'Autel ;

  • le Navire Argo, de nos jours divisé en :

    • la Carène,

    • la Poupe, et

    • les Voiles ;

  • la Baleine ;

  • le Bouvier ;

  • Cassiopée (la reine) ;

  • le Cocher ;

  • le Centaure ;

  • Céphée (le roi) ;

  • le Corbeau ;

  • la Coupe ;

  • la Couronne australe ;

  • la Couronne boréale ;

  • le Cygne ;

  • le Dauphin ;

  • le Dragon ;

  • l'Éridan (le fleuve) ;

  • la Flèche ;

  • le Grand Chien ;

  • la Grande Ourse ;

  • Hercule (l'homme fort) ;

  • l'Hydre ;

  • le Lièvre ;

  • le Loup ;

  • la Lyre ;

  • Ophiuchus (le Serpentaire) ;

  • Orion (le chasseur) ;

  • Pégase (le cheval ailé) ;

  • Persée (le héros) ;

  • le Petit Cheval ;

  • le Petit Chien ;

  • la Petite Ourse ;

  • le Poisson austral ;

  • le Serpent (divisée désormais en deux parties, la Queue et la Tête du Serpent,
    par l'entreposition d'Ophiuchus) ;

  • le Triangle.

Les 48 constellations inscrites par Ptolémée dans son Almageste seront utilisées pendant plus de 1 000 ans en occident sans aucun changement ni ajout. Mis à part l'immense Navire Argo, découpé plus tard en trois puis quatre constellations, elles seront toutes adoptées sans aucune modification par l'UAI, qui en définira cependant les contours précis. En effet, les délimitations des constellations n'ont pas été fixées à l'époque Antique, seule l'appartenance des étoiles brillantes l'ont été. Par la suite, Johann Bayer puis John Flamsteed recensèrent des étoiles moins brillantes dont ils décidèrent de la constellation d'appartenance (voir Désignation de Bayer et Désignation de Flamsteed). Les délimitations modernes des constellations ont été bâties afin de préserver les appartenances de l'ensemble des étoiles catalogués par Bayer puis Flamsteed.

Constellations modernes

Carte céleste par Frederik de Wit (XVIIe siècle)

L'Almageste de Ptolémée passa dans les mains des astronomes arabes qui complétèrent ses observations, ajoutant quelques constellations qui ne sont plus utilisées actuellement, rallongeant certaines (comme l'Éridan) afin de mentionner des étoiles visibles depuis les latitudes plus australes que celle d'Alexandrie.

L'Almageste étant un ouvrage alors perdu en Europe, les astronomes occidentaux n'en obtinrent des copies que dans la dernière partie du Moyen Âge, à partir de traductions de l'arabe en latin, en même temps qu'un certain nombre d'observations des astronomes arabes.

À partir du XVIIe siècle, lorsque les pays européens partirent explorer les mers de l'hémisphère sud, ils découvrirent de nouvelles étoiles qui n'étaient mentionnées dans aucune constellation connue. Il fallut donc en inventer de nouvelles.

Propositions de Johann Bayer

L'astronome allemand Johann Bayer publia en 1603 l'Uranometria, le premier atlas astronomique couvrant entièrement la sphère céleste. Il contenait, outre celles de Ptolémée, 12 constellations nouvelles visibles depuis l'hémisphère sud. Ces constellations ont vraisemblablement été cartographiées par les navigateurs hollandais Pieter Dirkszoon Keyser et Frederick de Houtman qui ont fait bénéficier Bayer de leurs inventions :

Les constellations australes, dessinée par Johann Bayer dans son Uranometria en 1603.

 

  • le Caméléon

  • la Colombe

  • la Dorade (espadon)

  • la Grue

  • l'Hydre mâle

  • l'Indien

  • l'Oiseau de paradis

  • le Paon

  • le Phénix

  • le Poisson volant

  • le Toucan

  • le Triangle austral

Ces nouvelles constellations, aux noms exotiques, arrivèrent les premières sur un planisphère céleste encore vierge et connurent un tel succès qu'elles sont toujours utilisées de nos jours.

Elles témoignent également d'un changement de perception dans ce qu'est une constellation. Les Grecs anciens divisaient le ciel en deux parties : les constellations et les espaces entre celles-ci qui étaient censés n'appartenir à aucune. Johann Bayer, en produisant une carte du ciel pour chaque constellation, commence à rattacher tout point du ciel à une constellation donnée.

Profusion de nouvelles constellations

À partir de la publication de l'Uranometria, les astronomes européens vont tenter d'imposer un maximum de leurs créations, sans toutefois rencontrer le même succès que Bayer.

En 1624, l'astronome allemand Jakob Bartsch définit cinq nouvelles constellations entre plusieurs déjà existantes. Seules la Licorne, la Girafe et la Croix du Sud nous sont restées, le Tigre et le Jourdain échouant sans postérité.

Vers la même époque, Tycho Brahe élève au rang de constellation l'astérisme de la Chevelure de Bérénice.

En 1627, Julius Schiller publie le Coelum Stellatum Christianum, un atlas stellaire où les constellations sont renommées d'après des personnages ou des événements bibliques. Cette tentative de « christianiser » le ciel restera vaine.

En 1643, Anton de Rheita imagine une Figure de Jésus entre le Lion et l'Hydre, une Mouche près du Bélier, rebaptisée Fleur de lys sous Louis XIV : nommer les constellations devient un jeu de courtisan. En France, Augustin Royer utilise un groupe d'étoiles entre Andromède, Céphée et Pégase qu'il nomme le Sceptre. En Prusse, l'astronome royal Gottfried Kirch crée un second sceptre sous l'Éridan afin de lui donner la réplique. Ces revendications de prestige ne s'imposent pas dans la communauté des astronomes.

Johann Hevelius

La constellation d'Orion, dessinée par Johannes Hevelius dans son Uranographia, vers 1690

Vers 1690, Johannes Hevelius, bourgmestre de Gdańsk, propose plusieurs constellations :

  • les Chiens de chasse

  • l'Écu de Sobieski

  • le Lézard (en lieu et place du Sceptre d'Augustin Royer)

  • le Lynx (car ses étoiles sont, pour paraphraser Hevelius, si faibles qu'il faut des yeux de Lynx pour les voir)

  • le Petit Lion

  • le Petit Renard (originellement le Renard à l'oie, étant décrit comme un renard qui s'enfuit en emportant une oie dans sa gueule)

  • le Sextant

Ces dénominations, non rattachées à un quelconque souverain, modestes, auront finalement plus de succès que toutes les autres et subsisteront jusqu'à notre époque.

Ajouts de Nicolas-Louis de Lacaille

Nicolas Louis de Lacaille est abbé, astronome et mathématicien. Ayant séjourné en 1750 et 1751 au Cap en Afrique du Sud afin de procéder à des relevés systématiques des étoiles de l'hémisphère sud, La Caille référence dans son ouvrage Coelum australe stelliferum (publié en 1763, après sa mort), plusieurs nouvelles constellations afin de compléter les espaces de ciel encore vierges de toute dénomination :

  • la Boussole

  • le Burin

  • le Compas

  • le Fourneau

  • l'Horloge

  • la Machine pneumatique

  • le Microscope

  • la Mouche

  • l'Octant

  • le Peintre (originellement le Chevalet)

  • la Règle

  • le Réticule

  • le Sculpteur

  • la Table (originellement la Montagne de la Table, depuis laquelle il avait effectué ses observations)

  • le Télescope

Les noms choisis reflètent les idées de l'époque, plus portées vers la Science et les Techniques que vers l'aventure et la mythologie. En outre, La Caille démantèle le Navire Argo en trois constellations plus petites afin de le manier plus facilement.

Les constellations aujourd'hui

La constellation d'Orion, schématisée et montrant ses étoiles principales et ses limites actuelles

Dans les années 1920, l'Union astronomique internationale décide de mettre de l'ordre dans les constellations et d'en définir rigoureusement les limites. L'atlas officiel des constellations, défini en 1930 par Eugène Delporte, divise le ciel suivant des lignes d'ascension droite et de déclinaison. Delporte utilisa les données valables pour l'époque B1875.0 ; à cause de la précession des équinoxes, les limites des constellations ne sont plus parfaitement horizontales et verticales sur une carte du ciel moderne, habituellement dessinées en fonction des coordonnées d'ascension droite et de déclinaison de l'époque J2000.0.

Le tracé a été fait de manière à respecter les appartenances traditionnelles des différentes étoiles brillantes à leur constellation traditionnelle. Dans la mesure du possible, le rattachement d'étoiles ou d'objets célestes plus faibles, qui avaient été cités dans la littérature scientifique, a également été respecté. De ce fait, ces limites sont parfois très tortueuses, poussées d'un côté ou de l'autre pour inclure telle étoile et laisser telle autre dans la constellation voisine. Aujourd'hui, les constellations n'ont plus en astronomie le même intérêt qu'auparavant : les objets célestes étant référencés par leur coordonnées, leur position dans telle ou telle constellation n'a pas grande importance.

De nos jours, les constellations, objets de mesures et d'attention pendant des siècles, ne sont désormais plus vraiment connues que des amateurs. Leurs limites n'ont plus guère d'importance pour ces observations, qui ne s'attachent qu'aux figures formées par les étoiles pour les identifier.

Constellations chinoises

 

Astronome chinois en 1675

À l'instar des astronomes grecs, les astronomes chinois ont regroupé certaines étoiles en constellations, d'abord sur la zone de l’écliptique, de manière analogue au Zodiaque occidental, puis sur l'ensemble du ciel. Les 28 constellations (ou astérismes) de la zone écliptique sont appelées maisons lunaires. Elles sont divisées en quatre zones de sept astérismes, correspondant aux quatre animaux de la symbolique chinoise (Dragon azur à l'est, Oiseau vermillon au sud, Tortue noire au nord et Tigre blanc à l'ouest). Contrairement au zodiaque, ces astérismes sont de taille extrêmement variable, dont l'origine est à l'heure actuelle inconnue.

Par la suite, l'ensemble de la sphère céleste visible depuis le monde chinois (soit tout ce qui se trouve à une déclinaison supérieure à -55 degrés environ) a été peuplé d'astérismes. Contrairement à la méthode occidentale qui a peuplé le ciel de personnages et créatures mythiques, les chinois ont peuplé le ciel à l'image de leur société, avec divers palais (Ziwei, Taiwei), peuplé de différentes classes de membre de la cour et de la société chinoise. Certains détails pittoresques y sont même inclus tels l'astérisme Ce représentant des latrines et l'astérisme Tianshi, représentant les excréments, destinés à être utilisés pour l'agriculture.

L'origine des maisons lunaires est très ancienne. Leur antériorité manifeste sur le reste du ciel chinois est vraisemblablement dû à leur nécessité pour établir un calendrier, la place du Soleil dans ces astérismes étant un moyen de repérer le cycle des saisons. Les autres astérismes ont semble-t-il été bâtis vers la fin du IIIe siècle av. J.-C.. Trois traités astronomiques les décrivent : le Shi Shi, le Gan Shi et le Wuxian Shi, qui ont semble-t-il été écrits dans cet ordre : les astérismes du Shi Shi comprennent la quasi-totalité des astres les plus brillants, contrairement à ceux des autres traités, qui ont été introduits peu après, pour compléter les précédents et peupler les zones encore vides d'astérismes. Le Wuxian Shi fait régulièrement référence au Gan Shi alors que le contraire n'est pas vrai, ce qui assure l'antériorité de ce dernier.

La composition exacte de ces astérismes n'est pas établie avec certitude. En général seule la position de l'une des étoiles des astérismes, appelée étoile référente est donnée dans les traîtés astronomiques, et de façon relativement imprécise parfois. Le reste de l'astérisme est déduit de nos jours à l'aide des cartes du ciel en provenance du monde chinois, cartes dont la précision est approximative et qui fait rarement la distinction entre les différentes magnitudes apparentes des étoiles les composant.

Ce sont en tout environ 280 astérismes qui peuplent le ciel chinois, un nombre notablement plus grand que les constellations occidentales. Certains astérismes sont très vastes, notamment ceux représentant les murs d'enceinte des différents palais (tels Tianshi). D'autres sont bien plus petites, se restreignant parfois à une seule étoile (Dajiao, par exemple, correspondant à α Bootis/Arcturus, ou Tianguan, correspondant à ζ Tauri). Les astérismes à une seule étoile mis à part, les étoiles ne sont pas individuellement nommées à l'exception de celles de certains très grands astérismes, comme par exemple celles de Tianshi dont les noms correspondent aux différences provinces de l'Empire chinois de l'époque où les astérismes ont été créés (époque de la Dynastie Han).

Mouvement des constellations dans le ciel

Du fait que la Terre tourne sur elle-même, on observe les constellations tourner autour d'un centre que pointe l'axe de rotation terrestre, c’est-à-dire α Ursae Minoris dans l'hémisphère nord, σ Octantis dans l'hémisphère sud. C'est pourquoi sur les cartes célestes, l'étoile polaire y figure au centre (σ Octantis est malheureusement trop peu lumineuse pour être facilement observable). Pour résumer, les étoiles ne bougent pas vraiment (infimement en plusieurs centaines d'années selon la Terre en référentiel), contrairement à notre pensée, mais c'est nous, la Terre, qui bougeons, c'est pourquoi nous voyons différentes étoiles chaque nuit, sans que celles-ci ne bougent!

Ainsi, dans l'hémisphère nord, les constellations qui se trouvent près de l'étoile polaire ne descendent jamais en dessous de l'horizon et sont visibles toute l'année à partir des latitudes où l'étoile polaire n'est pas trop basse dans le ciel : on les appelle les constellations circumpolaires. Ce sont, par exemple, la Petite et la Grande Ourse, Cassiopée, Céphée et le Dragon. À l'inverse, la plupart des constellations ne sont visibles qu'en certaines saisons, comme Orion, visible en hiver, la Lyre en été, le Lion au printemps, ou encore Andromède visible en automne.

Liens externes

Toutes les constellations sur Astronoo

Références

 Liste des constellations de l'atlas de Schiller 

 Eugène Delporte, « Délimitation scientifique des constellations (tables et cartes) », Cambridge Univ. Press, Cambridge (1930).

Gémeaux (constellation)

 

Gémeaux

Image illustrative de l'article Gémeaux
Vue de la constellation

Désignation

Nom latin

Gemini

Génitif

Geminorum

Abréviation

Gem

Observation

(Époque J2000.0)

Ascension droite

Entre 88,25° et 120°

Déclinaison

Entre 10° et 35,5°

Taille observable

514 deg2 (30e)

Visibilité

Entre 90° N et 60° S

Méridien

20 février, 21h00

Étoiles

Brillantes (m≤3,0)

3 (α, β, γ)

À l’œil nu

119

Bayer / Flamsteed

77

Proches (d≤16 al)

0

La plus brillante

Pollux (1,16)

La plus proche

? (? al)

Objets

Objets de Messier

1 (M35)

Essaims météoritiques

Epsilon géminides
Géminides
Rho géminides

Constellations limitrophes

Cancer
Cocher
Licorne
Lynx
Orion
Petit Chien
Taureau

Les Gémeaux sont une constellation du zodiaque traversée par le Soleil du 20 juin au 20 juillet. Dans l'ordre du zodiaque, la constellation se situe entre le Taureau à l'ouest et le Cancer à l'est.

Elle est entourée par le Cocher et le Lynx à peine visible au nord et la Licorne et le Petit Chien au sud.

Deux étoiles de la constellation sont nommées d'après les jumeaux de la légende : Castor (α Geminorum) et Pollux (β Geminorum).

Les Gémeaux sont également un signe du zodiaque correspondant au secteur de 30° de l'écliptique traversé par le Soleil du 21 mai au 21 juin.

Histoire

 
Pour les Grecs, la constellation des Gémeaux représentait Castor et Pollux, les frères jumeaux d'Hélène de Troie. Les Romains y voyaient Romulus et Remus. Les Gémeaux étaient l’une des 48 constellations identifiées par Ptolémée.

Le programme d'exploration spatial Gemini, mené par la NASA dans les années 1960, a été nommé d'après cette constellation.

Observation des étoiles

Localisation de la constellation

La constellation des Gémeaux peut se repérer à partir de la Grande Ourse : la diagonale du grand chariot pointe sur Pollux, et cet alignement se prolonge sur la diagonale d'Orion.

Inversement, les Gémeaux peuvent se repérer à partir d'Orion : l'alignement entre Rigel et Bételgeuse passe par le pied du Gémeau (Almeisan, ou Alhena, γ Gem) et pointe sur Pollux.

Gemini.gif

Forme de la constellation

La constellation a une forme assez nette, si les conditions de visibilité sont satisfaisantes (Mag 4). Les étoiles se répartissent suivant deux directions d'alignements, l'une NE - SO, qui va de la tête des Gémeaux vers Orion, et l'autre NO-SE, dans la direction marquée par le couple Castor / Pollux, qui est également celle des bras étendus des deux gémeaux, celle des genoux et des pieds.

Alignements à grande distance

Pollux est à l'origine de nombreux alignements à grande distance.

  • La diagonale d'Andromède, qui passe par Pollux, Capella, α Persei, Andromède, et se poursuit par le Verseau jusqu'au Sagittaire.

  • L'alignement Ouest-Sud-Ouest, passant par le Taureau et la Baleine, vers Fomalhaut et le Sagittaire

  • L'alignement Sud-Sud-Ouest, qui passe par Rigel et Bételgeuse, et longe Éridan pour finir sur Achernar.

  • L'alignement Sud, qui passe par Procyon, Sirius, la Colombe et s'achève également sur Achernar.

  • A l'opposé de la diagonale d'Andromède, l'alignement se prolonge sur Alphard, l'extrémité des Voiles, la Croix du Sud et le pied du Centaure, la queue du Scorpion, et l'arc et la tête du Sagittaire.

  • A l'opposé du Taureau, Régulus du Lion, Spica de la Vierge, Antarès du Scorpion, et s'achève sur la tête du Sagittaire.

Étoiles principales

 

Gemini.jpg

Castor (α Geminorum)

Castor est une étoile géante blanche. Avec une magnitude de 1,58, elle n'est pas la plus brillante de la constellation (cette place revient à Pollux) et sa désignation « α » rend compte de sa position tout au nord des Gémeaux. Elle reste quand même la 24e étoile la plus brillante de la voute céleste. Elle est distante de 49,8 années-lumière de la Terre.

Castor est en fait un système multiple. En première approche, c'est une étoile double. Castor-A est une étoile blanche de magnitude 1,98. Castor-B est également blanche, de magnitude 2,88. Elles tournent l'une autour de l'autre suivant une orbite excentrique en 400 ans.

Chacune de ces deux étoiles est elle-même double. Castor-A est composée de deux étoiles semblables orbitant en 9,2 jours à la distance de 0,04 ua. Les deux étoiles de Castor-B accomplissent une révolution en seulement 2,9 jours.

À environ 1 000 ua de ce double couple orbite Castor-C, de neuvième magnitude, qui est lui-même double. Au total, Castor est un système stellaire sextuple.

Pollux (β Geminorum)

L'étoile la plus brillante de la constellation est Pollux (β Geminorum), magnitude 1,16, la 16e étoile la plus brillante du ciel. C'est une géante orange, distante de 34 années-lumière (assez proche du système solaire, donc), environ 10 fois plus large que le Soleil. Pollux possède une exoplanète, découverte en 2006, estimée à 2,6 Mj et tournant en 589 jours.

Autres étoiles

Dans la constellation des Gémeaux, les autres étoiles portant un nom propre forment le corps de chacun des jumeaux : Mebsuta (ε Gem), Tejat Posterior (μ Gem) et Tejat Prior (η Gem) pour le corps de Castor, Wasat (δ Gem), Mekbuda (ζ Gem) et Alhena (γ Gem) pour celui de Pollux.

Deux étoiles possèdent des exoplanètes : HD 49674 avec une planète 0,12 fois la masse de Jupiter, orbitant à 0,056 8 ua en 4,948 jours, et HD 50554, 4,9 fois plus massive que Jupiter, à 2,38 ua pour une révolution de 1 279 jours.

Objets célestes

La constellation des Gémeaux contient, entre autres, la nébuleuse diffuse IC 443, les amas ouverts M35 et NGC 2420 et les nébuleuses planétaires NGC 2371, NGC 2392 et PLN205-14.1.

 

Cancer (constellation)

 

Cancer

Image illustrative de l'article Cancer (constellation)
Vue de la constellation

Désignation

Nom latin

Cancer

Génitif

Cancri

Abréviation

Cnc

Observation

(Époque J2000.0)

Ascension droite

Entre 117,125° et 138,75°

Déclinaison

Entre 7,0° et 33,5°

Taille observable

506 deg2 (31e)

Visibilité

Entre 90° N et 60° S

Méridien

15 mars, 21h00

Étoiles

Brillantes (m≤3,0)

0

À l’œil nu

103

Bayer / Flamsteed

73

Proches (d≤16 al)

1

La plus brillante

β Cnc (3,53)

La plus proche

DX Cancri (11,8 al)

Objets

Objets de Messier

2 (M44, M67)

Essaims météoritiques

Delta cancrides

Constellations limitrophes

Gémeaux
Hydre
Lion
Lynx
Petit Chien

Le Cancer est une constellation du zodiaque traversée par le Soleil du 20 juillet au 10 août. Dans l'ordre du zodiaque, il se situe entre les Gémeaux à l'ouest et le Lion à l'est.

Il est entouré par le Lynx au nord et l'Hydre et le Petit Chien au sud.

Le Cancer est également un signe du zodiaque correspondant au secteur de 30° de l'écliptique traversé par le Soleil du 21 juin au 23 juillet.

Historique

Cette constellation était appelée Tortue par les babyloniens ou Scarabée par les égyptiens, 4 000 ans av. J.-C. Dès 2 000 ans av. J.-C., la plupart des civilisations la dénommaient Crabe ou une semblable créature à pinces. Quelques Grecs la connaissaient sous le nom de Porte des Hommes, là d'où les âmes provenaient pour pénétrer les corps à la naissance. Elle était l’une des 48 constellations identifiées par Ptolémée.

Pour les Grecs, il s'agissait également d'un petit crabe envoyé par Héra pour arrêter Hercule dans son combat avec l'Hydre et qui fut écrasé pour ses efforts.

Observation des étoiles

Localisation de la constellation

L'emplacement de la constellation est facile à trouver, mais il apparaît le plus souvent assez vide d'étoiles.

Le Cancer est situé à l'est de Castor et Pollux, des Gémeaux, et à l'ouest de la tête du Lion reconnaissable à sa faucille.

Plus au sud, la constellation est limitée par le Petit Chien au sud-ouest, facilement reconnaissable avec Procyon ; la tête de l'Hydre plein Sud ; et les pattes du Lion avec Régulus au sud-Est.

Cancer.gif

Forme de la constellation

L'étoile la plus brillante, Al Tarf (β Cnc), est très excentrée par rapport au reste de la constellation. C'est l'étoile brillante située à peu près au croisement de l'axe défini par Castor et Pollux, et par les deux yeux de la tête de l'Hydre. C'est l'une des pinces du « crabe ».

La deuxième pince du « crabe », Acubens (α Cancri), est dans l'alignement entre Procyon et (β Cnc). Acubens dérive d'un terme signifiant La Pince en arabe, signifiant ainsi que cette étoile caractérise la constellation du Cancer. Elle porte d'ailleurs la désignation α, bien qu'elle ne soit que la 4e étoile la plus brillante de la constellation.

Au nord on trouve ι Cnc, étoile brillante entre la tête des Gémeaux et celle du Lion. cette étoile est à la tête d'un alignement d'étoiles faibles vers le SSE (ρ1 et ρ2, ν et ξ Cnc), qui marquent les pattes arrière Est du « crabe ».

Côté Ouest, les pattes sont plus désordonnées, et forment un éventail à partir de χ, ψ, μ et ζ Cnc.

Au centre, le corps du « crabe » est un petit carré formé par γ (NE), η (NO), θ (SO) et δ (SE) Cnc, situé sensiblement dans l'alignement entre ι et α Cnc. C'est à l'intérieur de ce carré qu'est situé l'amas ouvert M44, Praesepe, appelé l'essaim du Crabe. Il apparaît à l'œil nu comme une tache floue, la nébuleuse du crabe, à peine visible (ses composants sont de Mag 6 à 7), mais on peut facilement distinguer ses composants à la jumelle.

Étoiles principales

Al Tarf (β Cancri)

L'étoile la plus brillante de la constellation du Crabe est Al Tarf (β Cancri), La Fin en arabe. Il s'agit d'une étoile géante orange de classe K, 53 fois plus grande que le Soleil et 660 fois plus brillante. Sa rotation sur elle-même est assez lente, il lui faut plus de deux ans pour l'accomplir.

Al Tarf est une étoile double, son compagnon de magnitude apparente 14 est une naine rouge située à 2 600 ua. Le couple met plus de 76 000 ans pour effectuer une orbite complète.

Acubens (α Cancri)

Acubens est une étoile de classe spectrale A5m, c'est-à-dire métallique. Son spectre est en effet enrichi en éléments métalliques, comme le zinc, le strontium, le baryum, etc.

Acubens est en fait un système multiple, constitué de deux couples d'étoiles distincts. Le plus brillant est composé de deux étoiles identiques (des naines de classe Am), située à 5,3 ua l'une de l'autre et orbitant en 6,1 ans. Le deuxième couple est formée de deux étoiles naines de classe M, de magnitude 12, orbitant autour du premier couple à plus de 600 ua en plus de 6 300 ans.

Tegmine (ζ Cancri)

Tegmine n'est pas l'étoile la plus brillante de la constellation du Cancer, bien qu'elle possède un nom propre. Ce qui la caractérise, c'est qu'il s'agit en réalité d'un système multiple.

À la base, ζA et ζB, deux étoiles de magnitude 5,6 et 6, orbitent l'une autour de l'autre en 60 ans, éloignées de 19 ua. ζC est ensuite située à 175 ua de ce couple et tourne autour de lui en 1 115 ans. Des études récentes ont montré qu'une autre étoile, ζD, de magnitude 9,7, tourne autour de ζC, probablement en 17,6 ans, quoique son orbite soit vraisemblablement très perturbée. ζD est vraisemblablement une naine blanche, mais il est également possible qu'elle soit elle-même une étoile double.

Autres étoiles

La 3e étoile de la constellation est ι Cancri. Il s'agit d'une étoile double dont les deux composantes sont très éloignées. ιA est une géante de magnitude 4,03 et de classe G7.5 et ιB une étoile naine ordinaire de magnitude 6,58 et de classe A3V. Les deux étoiles sont éloignées de plus de 2 800 ua et tourneraient l'une autour de l'autre en plus de 65 000 ans.

Deux autres étoiles dans cette constellation portent un nom : Asellus Australis (δ Cancri) et Asellus Borealis (γ Cancri), Les Ânes du Sud et du Nord en latin, car ces deux étoiles sont proches de l'amas ouvert M44, ou Praesepe, dont le nom signifie la Crèche. Asellus Australis et Asellus Borealis seraient donc deux ânes s'abreuvant à la crèche. Il pourrait également s'agir des ânes qui portaient Dionysos et les Silènes à la bataille.

Asellus Australis est une géante rouge qui possède un compagnon de magnitude 11,9.

Asellus Borealis est un système quadruple. La primaire, γA, est de magnitude 4,66 et la secondaire, γB, est de magnitude 8,7. Ces deux étoiles sont à leur tour flanquées chacune d'un compagnon de magnitude 12.

55 Cancri possède un système planétaire avec quatre planètes confirmées. La dernière planète composant ce système solaire (55 Cnc e) fait environ 8.5 masses terrestres. Il s'agit d'une « super-terre ».

Objets célestes

La constellation contient l'amas ouvert M44 appelé en latin Praesepe, ce qui signifie la Crèche (ou la Ruche, dénomination utilisée en anglais: beehive). Ses étoiles font penser à une mangeoire dans laquelle deux ânes mangent, ou à un essaim d'abeilles, d'où ses noms. De magnitude 3,7, il est visible à l'œil nu. Éloigné de 577 années-lumière, il contient plus de 300 étoiles. Son âge et son mouvement propre est le même que celui de l'amas des Hyades, laissant penser qu'ils ont une origine commune.

Lion (constellation)

Lion

Image illustrative de l'article Lion (constellation)

Vue de la constellation

Désignation

Nom latin

Leo

Génitif

Leonis

Abréviation

Leo

Observation

(Époque J2000.0)

Ascension droite

Entre 138,75° et 178°

Déclinaison

Entre -6° et 33,5°

Taille observable

947 deg2 (12e)

Visibilité

Entre 90° N et 65° S

Méridien

15 avril, 21h00

Étoiles

Brillantes (m≤3,0)

5 (α, β, δ, γ1, ε)

À l’œil nu

127

Bayer / Flamsteed

68

Proches (d≤16 al)

2

La plus brillante

Régulus (1,36)

La plus proche

Wolf 359 (7,78 al)

Objets

Objets de Messier

5 (M65, M66, M95, M96, M105)

Essaims météoritiques

Léonides

Constellations limitrophes

Cancer

Chevelure de Bérénice

Coupe

Hydre

Petit Lion

Sextant

Vierge

Le Lion est une constellation du zodiaque traversée par le Soleil du 10 août au 16 septembre. Dans l'ordre du zodiaque, elle se situe entre le Cancer à l'ouest et la Vierge à l'est.

Cette constellation contient plusieurs étoiles brillantes, telles Régulus (α Leonis), le cœur du Lion, et Denebola (β Leonis), sa queue.

Le Lion désigne également un signe du zodiaque correspondant au secteur de 30° de l'écliptique traversé par le Soleil du 23 juillet au 22 août.

Sommaire

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Histoire[modifier]

Comme toutes les constellations du Zodiaque, le Lion a des origines très anciennes. Mentionnée par Aratus, puis par Ptolémée dans son Almageste, elle correspondrait dans la mythologie grecque au lion de Némée tué par Héraclès lors du premier de ses douze travaux.

La constellation voisine de la Chevelure de Bérénice était autrefois considérée comme un simple astérisme dans le Lion avant d'en être détaché.

Observation des étoiles[modifier]

Localisation de la constellation[modifier]

Le Lion peut être localisé à partir de la Grande Ourse, en prenant l'alignement des deux étoiles internes à la « casserole ». Cet alignement arrive sur Alpha Leonis (Régulus).

Le Lion est à l'opposé du Taureau par rapport aux Gémeaux, sur l'axe qui passe ensuite par α Virginis.

Localement, le Lion peut se reconnaître directement par sa forme générale, et si les conditions de visibilité sont bonnes, par la forme de la « faucille » qui forme sa tête.

Leo.gif

 

Forme de la constellation[modifier]

La forme sous laquelle le Lion apparaît dépend beaucoup des conditions de visibilité.

Les quatre premières étoiles visibles (Mag 2,5) forment un trapèze très aplati, avec dans le sens contraire des aiguilles d'une montre Régulus (α Leo) au Sud-Ouest, la base des pattes avant, Algeiba (γ1 Leo) un peu plus au Nord (le cou), Zosma (δ Leo) au Nord-Est (la base de la queue) et Denebola (β Leo) à l'Est (le bout de la queue).

Quand les conditions sont meilleures (Mag 4), on voit se dessiner la « faucille » partant de Régulus (α Leo), qui passe par η, γ (Algeiba), ζ, μ et repique vers le Sud avec ε Leo. Cette « faucille » marque la tête du Lion, dont le museau se prolonge un peu vers l'Ouest avec κ (nord) et λ (sud) Leo, qui ne sont visibles que dans de très bonnes conditions (Mag 4,5).

Avec des conditions optimales, les formes côté Sud-Est sont mieux visibles. θ Leo est bien visible au Sud de δ Leo (Zosma), sur l'alignement entre Régulus et Denebola. La patte la plus en arrière est marquée par ι et σ Leo, l'autre patte arrière s'achève soit sur χ Leo, soit sur σ Leo, plus proche de Régulus. De son côté, la patte avant s'achève sur ο Leo.

Étoiles principales[modifier]

Article détaillé : Liste d'étoiles du Lion.

 

Leo Hevelius.jpg

 

Régulus (α Leonis)[modifier]

Article détaillé : Régulus.

L'étoile la plus brillante de la constellation du Lion se nomme « Régulus » (α Leonis), ce qui signifie « Roitelet » en latin (elle était également connue sous le nom de Cor Leonis, qui signifie « Cœur du Lion »). Avec une magnitude apparente de 1,36, il s'agit de la 21e étoile la plus brillante du ciel.

Régulus est une étoile de la séquence principale, 4 fois plus large et plus massive que le Soleil. Étant une étoile blanche, elle est beaucoup plus chaude que ce dernier et 130 fois plus brillante.

Elle possède un petit compagnon, distant de 4 200 Unité astronomique. Celui-ci est lui-même double.

Régulus se trouve quasiment sur le plan de l'écliptique. Elle a une forme ovoïde, probablement secondaire à l'importance de la force centrifuge due à une vitesse de rotation importante (période = 16 h).

Denebola (β Leonis)[modifier]

Article détaillé : Denebola.

Denebola (β Leonis), la 2e étoile de la constellation, dont le nom signifie « la Queue du Lion » en arabe, est une étoile blanche d'un diamètre et d'une masse à peu près double de ceux du Soleil, relativement proche du Système solaire (36 années-lumière).

C'est également une étoile variable de la classe δ Scuti et sa magnitude oscille très légèremement autour de 2,14.

Autres étoiles[modifier]

Plusieurs autres étoiles moins lumineuses du Lion ont été nommées, telles Algieba1 Leo), Zosma (δ Leo), Ras Elased Australis (ε Leo), Adhafera (ζ Leo), Chort ou Coxa (θ Leo), Al Minliar al Asad (κ Leo), Alterf (λ Leo), Ras Elased Borealis (μ Leo) et Subra (ο Leo).

Les étoiles α, η, γ, ζ, μ et ε Leonis constituent l'astérisme appelé « la Faucille ».

Wolf 359 est une naine rouge, 50 000 fois moins lumineuse que le Soleil. Il s'agit de la 6e étoile la plus proche du Système solaire (la 4e si on considère le système d'Alpha du Centaure comme un seul objet). Distante de 7,78 années lumière, sa magnitude absolue n'est que de 16,55 ce qui en fait l'objet le moins brillant connu dans le voisinage du Système solaire.

Objets célestes[modifier]

Le Lion contient plusieurs galaxies brillantes dont les jumeaux M65 et M66 entre ι et θ Leonis, et M95 et M96 9° à l'est de Régulus, sont les représentants les plus fameux. M65 et M66 sont deux galaxies spirales distantes de 27 millions d'années lumière et qui semblent être liées gravitationnellement. M95 et M96, deux galaxies spirales là-aussi, sont éloignées de 29 millions d'années lumière et constituent un petit amas avec plusieurs autres galaxies moins brillantes.

On y trouve également la galaxie elliptique M105, les galaxies spirales NGC 2903, NGC 3370 et NGC 3521. Juste au nord de Régulus, Leo I et Leo II font partie de notre Groupe local.

Voir aussi[modifier]

Vierge (constellation)

Vierge

Image illustrative de l'article Vierge (constellation)

Vue de la constellation

Désignation

Nom latin

Virgo

Génitif

Virginis

Abréviation

Vir

Observation

(Époque J2000.0)

Ascension droite

Entre 172,75° et 226,25°

Déclinaison

Entre -22° et 14°

Taille observable

1 294 deg2 (2e)

Visibilité

Entre 80° N et 80° S

Méridien

25 mai, 21h00

Étoiles

Brillantes (m≤3,0)

3 (α, γ, ε)

À l’œil nu

171

Bayer / Flamsteed

95

Proches (d≤16 al)

2

La plus brillante

α Virginis (l'Épi) (0,98)

La plus proche

Ross 128 (10,92 al)

Objets

Objets de Messier

11 (M49, M58, M59, M60, M61, M84, M86, M87, M89, M90, M104)

Essaims météoritiques

Virginides

Mu virginides

Constellations limitrophes

Balance

Bouvier

Chevelure de Bérénice

Corbeau

Coupe

Lion

Tête du Serpent

La Vierge est une constellation du zodiaque traversée par le Soleil du 16 septembre au 30 octobre. Dans l'ordre du zodiaque, elle se situe entre le Lion à l'ouest et la Balance à l'est. C’est une constellation immense (la deuxième du ciel, après l’Hydre) et extrêmement ancienne. Vierge était l’une des 48 constellations identifiées par Ptolémée.

La Vierge est également un signe du zodiaque correspondant au secteur de 30° de l'écliptique traversé par le Soleil du 24 août au 22 septembre.

Sommaire

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Histoire et mythologie[modifier]

La Vierge est l’une des constellations les plus anciennes, comme quasiment toutes celles du Zodiaque. Elle tire probablement son origine du fait que le Soleil se trouvait jadis dans la Vierge lors de l’équinoxe d'automne: le lever héliaque de Spica correspondait à peu près à la période des moissons, et celui de Vindemiatrix à celui des vendanges.

En revanche, le personnage que représente originellement la constellation n’est pas connu et quasiment toutes les grandes déesses de l’Antiquité y furent liées, telles Aset (Isis), Déméter, Perséphone, Cybèle, Artémis, Athéna, etc.

L’une des versions se raccrochant à la mythologie grecque l’identifie à la déesse de la Justice, Thémis ou Astrée, qui aurait quitté la Terre par dégoût de la grossièreté des hommes. La Vierge est depuis lors quasiment toujours dessinée portant la Balance, ainsi qu’un épi de blé.

Observation des étoiles[modifier]

Repérage de la constellation

 

La Vierge se repère progressivement autour de son étoile majeure, Spica.

Dans l'hémisphère Nord, Spica se repère facilement à partir de la Grande Ourse: le manche de la "casserole" poursuit un grand arc de cercle jusqu'à Arcturus, dans le Bouvier (en haut dans l'image ci-contre), et le prolongement de cet arc conduit à Spica.

Spica peut également se repérer directement par le voisinage du Corbeau (en bas de l'image): c'est l'étoile brillante que la corneille surveille.

Repérer le grand triangle formé par Delebola du Lion (en haut à droite sur l'image), Arcturus du Bouvier, et Spica. Au centre de ce triangle se trouve Vindemiatrix, la "main" de la Vierge.

Plus au Sud-Est se trouvent les premières étoiles de la Balance.

Virgo & Corvus.gif

Forme de la constellation

 

Les alignements dessinant la Vierge sont peu suggestifs, l'image d'une Vierge est difficile à visualiser.

Le dosDans l'axe Spica - Delebola, on voit un alignement de trois petites étoiles θ, γ (Porrima) et η (Zaniah), conduisant à la tête de la Vierge, située sous la queue du Lion (Delebola).La têteDans l'axe du dos, sous Delebola, on tombe sur Heze (ζ Vir) au sud, qui forme la nuque. La forme de la tête (entre Heze et Denebola) dépend beaucoup des conditions de visibilité.Le brasPartant de Vindemiatrix (ε Vir) en direction du Corbeau, on rencontre au coude Auva (δ Vir) et Porrima (γ Vir) à l'épaule.La jambePartant de Spica en direction d'Arcturus, on tombe (un peu à droite) sur Heze (ζ Vir), le genoux. De là, la "juppe" de la Vierge s'étend vers l'Est, sans forme très convaincante.

 

Étoiles principales[modifier]

Article détaillé : Liste d'étoiles de la Vierge.

α Virginis (L'Épi, Spica)[modifier]

L’étoile la plus brillante de la constellation de la Vierge est α Virginis (L'Épi, ou Spica en latin). Elle est facile à trouver : en suivant la courbe de la Grande Ourse et en poursuivant au-delà d’Arcturus (dans le Bouvier), on aboutit à α Vir.

Avec une magnitude apparente de 0,98, α Vir est la 14e étoile la plus brillante du ciel, mais le doit au fait qu’elle est une étoile double, ses deux composantes bleues orbitant à 0,12 ua de distance en un peu plus de 4 jours. Elle posséderait également deux ou trois autres composantes plus lointaintes et moins brillantes.

Elle est légèrement variable : les deux étoiles principales la composant sont tellement proches que les forces de marée de l’une sur l’autre les déforment et les rendent ellipsoïdales. Lors de leur orbite, elles ne présentent pas tout le temps la même surface et la brillance perçue sur Terre varie très légèrement.

Autres étoiles[modifier]

Plusieurs autres étoiles de la Vierge portent un nom propre : Zavijava (β Vir), γ Vir (Porrima), ε Vir (Vindemiatrix, la Vendémiaire, car son lever héliaque indiquait le début des vendanges à l’époque romaine), Zaniah (η Vir) et Syrma (ι Vir).

γ Vir est une étoile double dont les deux composantes sont presque identiques, des étoiles blanches de magnitude apparente 3,65 et 3,68, produisant une magnitude totale de 2,74.

70 Virginis (magnitude apparente 4,97) possède une exoplanète de 6,6 fois la masse de Jupiter.

Ross 128 (FI Virginis), une naine rouge, est la 11e étoile la plus proche du Système solaire, distante de 10,91 années-lumière.

Objets célestes[modifier]

5° à 10° à l’ouest de Vindemiatrix, proche de la frontière nord de la constellation, se trouve l’Amas de la Vierge, un amas de galaxies distant d’environ 80 millions d’années-lumière et comportant plus de 3 000 objets. La constellation de la Vierge est donc très riche en galaxies. Parmi les membres de cet amas, on peut noter M49 (elliptique), M58 (spirale), M59 (elliptique), M60 (elliptique), M61 (spirale), M84 (elliptique), M86 (elliptique), M87 (elliptique et une source radio fameuse), M90 (spirale), NGC 4526 (spirale), NGC 4697 (elliptique) et NGC 4699 (spirale barrée).

M104 est une autre galaxie elliptique présente dans la constellation. On la nomme également Galaxie du Sombrero à cause de sa forme caractéristique. Elle se trouve à 10° à l’ouest de l’Épi.

La constellation renferme également le centre d’un superamas galactique, le Superamas de la Vierge, auquel appartient le Groupe local.

En arrière plan de l’amas de galaxies Abell 1835 a été détecté un objet qui a un temps été considéré comme étant la plus ancienne galaxie connue, Abell 1835 IR1916, qui aurait daté de 470 millions d’années après le Big Bang. Cette hypothèse a par la suite été abandonnée, la nature et l'existence même de cet objet étant incertaines.

Voir aussi[modifier]

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